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Performance durable : ce que le sport de haut niveau m’a réellement appris

Photo du rédacteur: David Webb
David Webb
1 oct.
2 min de lecture

Dans le sport de haut niveau comme dans l’entreprise, la performance demande du travail. Beaucoup de travail. Le volume compte, la répétition compte et la capacité à fournir des efforts dans la durée est indispensable pour progresser.


Mais une erreur fréquente consiste à penser que, pour progresser davantage, il suffit toujours d’ajouter des heures ou d’augmenter la charge. La performance ne repose pas seulement sur le fait de travailler encore plus : elle dépend aussi de la capacité à calibrer l’effort en fonction de l’objectif.


Mathieu Bosredon – performance et sport de haut niveau

Ne pas confondre volume et intensité


Le volume correspond à la quantité de travail réalisée. L’intensité correspond au niveau d’effort demandé. Les deux sont indispensables, mais ils ne produisent pas les mêmes effets et ne répondent pas aux mêmes objectifs.


Une séance longue à intensité modérée n’a pas la même fonction qu’un travail court à très haute intensité. Ajouter du volume lorsque l’objectif demande davantage d’intensité peut être inefficace. À l’inverse, travailler constamment à haute intensité peut empêcher de construire les bases nécessaires à la progression.


Calibrer l’effort en fonction de l’objectif


Préparer une épreuve d’endurance, développer sa puissance, travailler une faiblesse ou arriver en forme le jour d’un grand rendez-vous ne nécessite ni le même volume ni la même intensité. La première question n’est donc pas seulement : « Combien dois-je travailler ? » Elle est aussi : « Quel effort dois-je produire pour atteindre cet objectif précis ? »


Dans l’entreprise, la logique est comparable. Certains projets demandent du temps, de la répétition et un travail de fond. D’autres nécessitent une période plus courte mais beaucoup plus intense. L’objectif doit guider la manière de mobiliser l’énergie et les ressources.


Travailler plus peut être nécessaire


Il ne faut pas tomber dans l’excès inverse. Parfois, progresser nécessite réellement d’augmenter le volume de travail. Dans ma carrière sportive, certaines périodes ont demandé énormément d’heures d’entraînement, de répétitions et de sacrifices. Mais ces heures avaient un sens parce qu’elles s’inscrivaient dans une planification précise.


Le problème n’est donc pas de travailler beaucoup. Le problème est de travailler beaucoup sans savoir exactement ce que l’on cherche à développer.


La récupération fait partie du calibrage


Volume et intensité n’ont de sens que si l’on prend également en compte la récupération. Le repos, le sommeil, l’alimentation et l’enchaînement des périodes de charge conditionnent la capacité à reproduire un effort de qualité dans la durée.


La performance est une question de dosage et d’adaptation


Volume, intensité, récupération, régularité : la performance naît de l’équilibre entre ces différents paramètres. Aucun plan ne reste parfaitement linéaire. Il faut mesurer, observer, ajuster et parfois changer de méthode sans perdre de vue l’objectif.


L’objectif n’est donc ni d’en faire le moins possible, ni d’en faire toujours davantage. Il est de fournir l’effort nécessaire, au bon moment, avec la bonne intensité, pour atteindre l’objectif fixé.


C’est cette logique de calibration de l’effort que j’ai apprise pendant ma carrière de sportif de haut niveau et que je partage aujourd’hui lors de mes conférences en entreprise.

Vous souhaitez travailler avec vos équipes sur la performance, la gestion de l’effort et l’atteinte des objectifs ? Je peux intervenir au sein de votre entreprise pour partager ces principes issus du sport de haut niveau et les transposer au monde professionnel.


 
 
 

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